5 ans c'est parti. Cet homme là peut faire de grandes choses. 2 points qui sont les plus cruciaux pour moi: éducation et écologie.
-des milliers de postes d'enseignants supprimés. Donc des écoles fermées et des classes surchargées.
-noter les écoles et laisser le libre choix aux parents de mettre ses enfants où ils le souhaitent (donc en fonction des notes des écoles). Résultat: une école pour les riches, une école pour les pauvres.
Une place dans toutes les écoles pour les enfants handicapés. Génial, mais l'UMP a foutu à la porte les aides éduc qui aidaient justement l'intégrationde ces enfants dans les classes. Pas de création de postes pour les remplacer bien sur. L'enseignant n'étant pas formé pour cela, et a déjà à s'occuper du reste de la classe... et bien il se démerde l'enseignant.
La position de Nicolas Sarkozy sur la rénovation des logements anciens n’intègre pas d’objectif thermique ni de réelle précision sur les moyens envisagés (1)
Le candidat ne répond pas sur réglementation thermique les constructions neuves et sur l’augmentation d’énergies primaires (2 et 5)
Par contre sa position ses nouveaux engagements intègrent un réel chiffrage du financement des transports en commun (3)
Soutenant la construction de nouvelles autoroutes, il s’oppose à cet effort nécessaire de sobriété (4) ainsi qu’à tout moratoire sur l’EPR (6) sur la construction d’incinérateurs (9) et sur l’arrêt du financement public des énergies non renouvelables (7)
S’il existe dans sa position une volonté affichée de développer la collecte sélective et de limiter l’artificialisation des milieux naturels et ruraux, celle-ci ne s’accompagne d’aucun moyen (8 et 10) et les engagements sur la question des réseaux écologiques sont sans rapport avec la demande de l’Alliance (11).
Rien n’est dit sur les subventions aux activités polluantes (12). Une bonne volonté est engagée sur la responsabilité environnementale des entreprises (13) mais la loi NRE n’est pas évoquée, et aucune obligation d’information n’est affichée.
La réorientation fiscale est affichée avec de grands objectifs mais sans vision suffisamment précise (14).
Rien n’est avancé sur la question des pesticides (15), alors qu’un début de réponse est donné en termes de recherche sur la santé environnementale (mais pas épidémiologique, 16).
Concernant les cultures biologiques, un effort très minime a été annoncé (17), et surtout aucun moratoire n’est demandé sur la culture d’OGM (18).
Concernant les relations avec les pays du sud, quelques propositions sont faites, mais demeurent insuffisantes sur la question des transferts de technologies (19), même si les mesures en terme d’annulation de la dette sont un peu plus poussées (20). Enfin, aucune solution n’est envisagée concernant les subventions, la redéfinition annuelle des quotas ne pouvant suffire à atteindre les objectifs (21).
Concernant l’éducation à l’écologie, un effort de solutions a été ébauché (22), l’objectif est clair mais il manque de précision sur les moyens. Sur le comportement exemplaire de l’Etat, des éléments sont apportés mais demeurent insuffisants (24).
Enfin, rien n’est avancé sur la question du rôle de la publicité et de l’utilisation abusive des arguments écologiques (23).
Commentaires de la notation du 26 février (cliquez pour lire)
*La note de l’UMP concernant la prise en compte des propositions de l’Alliance dans l’exercice réel du pouvoir entre 1996 et 2006 est de 4,5/20
A l’instar des autres candidats, les défis énergétiques et climatiques ont contribué à donner une couleur plus écologique au programme de Nicolas Sarkozy. Le candidat fait des annonces pour réduire les dépenses de chauffage et pour développer les énergies renouvelables. Il annonce, par exemple, l’isolation rapide de tous les bâtiments anciens dans le domaine résidentiel et tertiaire et fait appel, pour y parvenir au crédit d’impôt environnement et à la création d’un prêt à taux zéro. Ces incitations suffisent-elles pour atteindre un rythme de 400 000 logements par an ? Se situant dans le cadre de la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, il s’emploie à augmenter la part des énergies renouvelables dans la production française d’énergie en encourageant la biomasse, l’éolien offshore, les chauffe-eau solaires, les cellules photovoltaïques, la géothermie, mais aussi les biocarburants qui tiennent une place importante dans son dispositif, ainsi que le nucléaire.
S’il souhaite orienter la France vers des transports non polluants, il ne remet pas en question la place prépondérante donnée à la route et ne propose rien de fort pour les transports en commun urbains. Son projet de fiscalité sur la pollution pourrait contribuer cependant à aller dans le sens souhaité.
Nicolas Sarkozy annonce vouloir réduire le rythme d’artificialisation des espaces naturels et ruraux en souhaitant un nouvel urbanisme, la reconstruction de la ville sur la ville, l’utilisation des friches industrielles et des terrains vagues dans les banlieues, la recréation des centres villes. Et il annonce la création d’espaces protégés pour préserver la biodiversité et le renforcement de leur niveau de protection ainsi que la préservation de la biodiversité outre-mer. Il s’agit d’intentions qui vont dans le bon sens et qu’il est nécessaire de préciser en termes de moyens et de calendrier. Il semble cependant ne pas remettre en question les aides publiques aux activités pouvant porter préjudice aux milieux naturels et à l'environnement, et ne rien proposer sur le traitement des déchets ménagers.
Nicolas Sarkozy annonce vouloir doubler la fiscalité écologique. Il veut créer une redevance pour l’utilisation du réseau routier et autoroutier français par les camions, créer une taxe sur le carbone importé, créer un crédit d’impôt environnement au profit des ménages, des entreprises et de tous les autres organismes qui investissent dans la recherche, dans la formation et dans des équipements permettant de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables. Il veut proposer à nos partenaires européens une taxation au taux réduit de TVA de tous les produits économes en énergie et respectueux de la santé et de la nature. De façon générale, il considère que le prix des biens devrait refléter le coût que leur fabrication et leur transport ont entraîné sur l’environnement, ce qui est plutôt positif.
Son programme ne se prononce pas sur la demande de l’Alliance pour la planète d’établir la responsabilité pénale des dirigeants en cas de dégâts causés par les activités de leurs entreprises, ni sur l’interdiction dans l'agriculture et dans l'industrie de substances chimiques reconnues dangereuses pour la santé et l'environnement, ni même sur un plan de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires de synthèse dans l’agriculture. Informer les consommateurs (étiquetage des produits…), comme il le suggère, ne résoudra pas le problème de la dissémination de ces produits. Son intention de développer l’agriculture biologique apparaît en conséquence un peu secondaire. Et renforcer la recherche en matière de santé environnementale, qu’il qualifie à juste titre d’enjeu pour tous, ne suffira pas, à elle seule, à réduire les risques sanitaires majeurs auxquels sont exposés les Français.
Quelques avancées, minimes, dans la politique de coopération avec les pays du Sud. Nicolas Sarkozy propose des transferts de technologies vers les pays pauvres, notamment pour lutter contre le changement climatique et il annonce vouloir supprimer la dette des pays qui font des efforts pour préserver leur biodiversité. S’il a l’intention de créer une exception agricole pour l'Afrique, avec un objectif d’autosuffisance alimentaire, il ne remet cependant pas en question les subventions qui contribuent à l'appauvrissement des pays du Sud : le soutien qu’il compte apporter à la pêche et à l’agriculture, « un atout stratégique pour la France », maintiendrait la situation qui prévaut actuellement.
Le candidat annonce un plan national d'éducation, de formation et de sensibilisation, impliquant tous les Français et tous les secteurs de l’économie, destiné à résoudre « en une génération maximum » les principaux problèmes écologiques de la France, ainsi que l’introduction de formations à l’environnement dans l’ensemble des filières professionnelles et universitaires. Et enfin, pour rendre l'État exemplaire dans sa gestion comme dans ses achats, la politique d’achats publics deviendrait systématiquement éco-responsables (haute qualité environnementale dans les bâtiments de l’Etat, approvisionnement des cantines publiques en produits bio, véhicules publics propres, biomasse ou énergie solaire pour chauffer les bâtiments publics...), et les « les plus grands corps d’Etat » seraient mobilisés au service du développement durable.
En conclusion, il serait illusoire de penser pouvoir financer et le nucléaire et les énergies renouvelables, de financer et le développement du réseau autoroutier et celui des transports en commun. Il n’est pas possible de prôner une baisse de la production des déchets et leur valorisation par le recyclage, la méthanisation, le compostage, etc. si l’incinération se poursuit. La culture des OGM en plein champ condamne l’agriculture biologique, de même que le maintien des subventions à l’agriculture et la pêche européennes condamne les capacités de production des paysans et des pêcheurs des pays pauvres. Tant que ces contradictions ne sont pas levées, la crédibilité du projet du candidat est fragilisée.
L’absence de demande de moratoire sur la construction des autoroutes (mesure 4), des incinérateurs (mesure 9), sur la culture des OGM (mesure 18) ainsi que le soutien au projet de réacteur nucléaire EPR (mesure 6), contribuent à réduire fortement la note du candidat.